BA MOYI YA AFRIKA

Ba moyi ya afrika.  Installation monumentale  a la Biennale Young Congo, 2019
Ba moyi ya afrika. Installation monumentale a la Biennale Young Congo, 2019

Ba moyi ya afrika.  Installation monumentale  a la Biennale Young Congo, 2019
Ba moyi ya afrika. Installation monumentale a la Biennale Young Congo, 2019

Ba moyi ya afrika.  Installation monumentale  a la Biennale Young Congo, 2019
Ba moyi ya afrika. Installation monumentale a la Biennale Young Congo, 2019

Ba moyi ya afrika.  Installation monumentale  a la Biennale Young Congo, 2019
Ba moyi ya afrika. Installation monumentale a la Biennale Young Congo, 2019

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BA MOYI YA AFRIKA

Elisa Ganivet 

Alors qu’il pensait aller à la rencontre de l’Afrique subsaharienne par voie terrestre pour son projet Visite à Okavango visionné en 2011, l’invitation de la Young Congo Biennale de 2019 a court-circuité et réconforté ses aspirations les plus profondes. Amine El Gotaibi put alors se laisser porter par le flux, l’énergie, la générosité et le rythme du lieu. Cette installation monumentale en est la conséquence directe. Elle est constituée d’une armature d’apparence brute à laquelle sont arrimés trente-trois spots. Ils auraient pu être cinquante-quatre comme autant de pays que comprend le continent.

Dans son volume esthétique ultra contemporain, l’installation d’El Gotaibi est une réponse aux façonnages de l’Afrique par les mains colonisatrices. Cette violence est inhérente à l’impunité de ses conquêtes, à ses cruelles dominations sur les terres et individus rendus exsangues et bien sûr à l’imposition d’un discours visant à anéantir. Avec Ba Moyi Ya Afrika, la réappropriation d’un discours fédérateur panafricain par l’Art est puissante. Au loin, la réminiscence du soleil nous interpelle sur l’évidente métaphore: l’Afrique, les Afriques s’illuminent d’elles-mêmes et par elles-mêmes.

 

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